2011-06-23 00:00:00

La CAPEB s'engage aux côtés de l'Anah

La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) et l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) ont signé ce matin une convention de partenariat au titre du programme national d’aide à la rénovation thermique « Habiter mieux ».

La Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) et l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) ont signé ce matin une convention de partenariat au titre du programme national d’aide à la rénovation thermique « Habiter mieux », en présence de Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat en charge du logement. Les deux parties s’engagent à accompagner les propriétaires occupants souhaitant réaliser des travaux d’amélioration, afin de lutter contre la précarité énergétique et d’atteindre l’objectif de réhabilitation de 300 000 logements privés d’ici à 2017. Cet engagement passe par la mobilisation des 380 000 entreprises artisanales du bâtiment sur tout le territoire, le renforcement de leurs compétences en matière de performance énergétique s’appuyant notamment sur le réseau des ECO Artisans, et la mise en place de bonnes pratiques entre les différents opérateurs. Objectif : offrir aux ménages une réponse rapide et de qualité.
Pour en savoir plus

Allez plus loin, mieux comprendre la démarche :

Typologie et conséquences de la précarité énergétique
Le profil type d’un ménage en précarité énergétique est un ménage modeste et âgé, propriétaire de sa maison individuelle en milieu rural. Leur logement se caractérise par un calfeutrement des aérations, l’utilisation de solutions de chauffage inadaptées (poêle à pétrole) et/ou une privation de chauffage ou encore une augmentation de l’humidité et de moisissures. Cette situation, résultant souvent d’une diminution des ressources financières (départ à la retraite, accident de la vie, etc.), augmente les risques de maladies respiratoires et d’intoxication.
Résoudre une situation de précarité énergétique : cas pratique
Exemple de rénovation d’une « passoire thermique » : estimation des travaux d’urgence énergétique pouvant être pris en charge par l’Anah et estimation des économies d’énergie engendrées
Le calcul suivant concerne une maison construite avant 1975 en zone 2, c'est-à-dire dans le grand Ouest sous un climat atlantique (zone 1 : climat continental du Nord Est, et zone 3 : climat méditerranéen), d’une superficie de 90 m² où vit un couple de retraités disposant d’un revenu mensuel de 1 580 €. Le chauffage de la maison et de l’eau chaude sanitaire est assuré par une chaudière fioul, dont la consommation de 2 000 litres par an représente un budget annuel de 1 800 € (base décembre 2010).
Après une évaluation thermique de la maison, le constat est le suivant : fenêtres à remplacer, mauvaise isolation des combles, chaudière vétuste de 18 ans et ventilation des pièces inadaptée.
Ce type d’habitation représente 30 % du parc immobilier (sur le total des 31 millions de logements en France).
La première étape pour le professionnel est de définir un bouquet de travaux prioritaires dont le rendement immédiat permet un très bon retour sur investissement. Dans notre cas :

  • Remplacement de la chaudière par une chaudière à condensation fioul permettant 20 % d’économie de chauffage
  • Isolation des combles (fournitures et poses), permettant 15 % d’économie de chauffage
    Une fois réalisés, ces 2 lots de travaux ont permis de réduire de 35 % la consommation d’énergie annuelle pour le chauffage de la maison de l’eau chaude (soit 1 400 litres de fioul). On estime la réduction de la facture énergétique d’autant.