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Journées de la Construction 2011

Le 6, 7 et 8 avril 2011, plus de 3000 artisans se sont réunis pour réfléchir autour de la problématique "L'artisanat du bâtiment en 2025".
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Les 4e Journées de la Construction ont eu lieu les mercredi 6, jeudi 7 et vendredi 8 avril 2011 à la Cité-Centre de Congrès de Lyon. Pendant trois jours, 3 000 artisans représentant tous les métiers, venus de la France entière spécialement pour l’occasion, ont tenté de dessiner les contours de l’artisanat du bâtiment à l’horizon 2025, sur le thème « Innovation et Proximité ». Sur place, les participants ont alterné entre plénières, ateliers, exposition, moments de convivialité et festivités afin que chacun y trouve son compte : s’informer, échanger, rencontrer des collègues, participer, s’engager… L’objectif était que chacun reparte enthousiasmé, avec des projets plein la tête, pour se projeter dans un avenir riche en opportunités.

Trois jours de rencontres, de réflexion et d’échanges

L’événement s’est déroulé sur 3 jours, avec une grande plénière d’ouverture le mercredi matin. Dès le mercredi après-midi et jusqu’au vendredi, plus de 40 conférences, séminaires, démonstrations, ateliers techniques, tables-rondes, etc. ont été proposées aux participants.

Pour favoriser au maximum les échanges et les rencontres, il n’y a pas eu de regroupements par grands corps de métier façon Journées Nationales d’Etudes : place aux parcours individualisés !

Au sein d’un programme d’ensemble organisé autour de 6 grands thèmes chacun a eu la liberté de déterminer les rencontres et animations auxquelles il souhaitait assister et de construire sa propre expérience des ces 3 journées.

L’Assemblée Générale de la CAPEB s’est tenu à huis clos le jeudi.

Le vendredi matin s’est tenu la grande plénière de clôture, suivie l’après-midi d’une animation surprise.

Patrick Liébus, Président de la CAPEB, et Sabine Basili, Présidente des Journées de la Construction 2011, prennent la parole

Nous savons le poids de la conjoncture économique et nous n’oublions pas à quel point l’environnement international peut impacter le bâtiment. C’est pourquoi nous devons aller plus loin si nous voulons donner à notre secteur le nouveau souffle dont il a besoin pour s’installer dans une croissance durable.

C’est tout l’enjeu des Journées de la Construction, véritables « états généraux » de l’artisanat du bâtiment. L’ambition de cet événement phare, qui a lieu une fois tous les 5 ans, est de propulser nos entreprises vers le futur.

Apprendre à mieux mettre l’innovation en valeur, et faire de sa diffusion un réflexe, est le 1er chantier auquel nous allons nous atteler. Car si l’innovation fait partie de l’ADN des artisans, elle reste trop souvent dans l’ombre. Or, associée à la proximité, une autre de nos valeurs fondatrices, elle s’avère un levier redoutable pour se positionner sur les marchés de demain. En témoigne le développement de « filières courtes » associant fournisseurs de matériaux locaux et artisans compétents pour leur mise en œuvre, en phase avec les attentes sociales pour plus de qualité et de durabilité. Les innovations organisationnelles ou liées à la gestion de nos entreprises sont aussi à valoriser.

Pour rester indépendants nous devrons, paradoxalement, apprendre à ne plus travailler isolément. C’est le 2e grand défi à relever pour nos entreprises. Compétitivité ne veut pas forcément dire compétition ! Les artisans doivent coopérer pour accélérer leur propension naturelle à l’innovation. La collaboration leur permettra également d’être plus forts face aux nouvelles formes de concurrences, et de s’organiser pour proposer à leurs clients des offres transversales ou globales : services complets allant de l’évaluation au contrôle-qualité en passant par l’offre de financement et la réalisation avec des solutions adaptées, ou en associant l’ensemble des corps de métiers pour répondre à des chantiers de rénovation globale ou de construction neuve. Cela implique de « décloisonner les imaginaires » et renforcer notre maîtrise des interfaces entre métiers.

Pour finir, nous n’échapperons pas à la nécessité de nous réinventer. La taille de nos structures est bien souvent un atout, qui se reflète dans notre forte capacité d’adaptation : bon nombre d’acteurs importants ne sont pas prêts à des changements radicaux, alors que nous le sommes ! Combinée à une exigence forte en matière de qualité et de savoir-faire, ce modèle est sans doute la clé de notre avenir en ce qu’il est le garant d’un certain esprit, une vision de l’artisanat fondée sur des convictions fortes. Mais il ne doit pas nous empêcher de réfléchir à son évolution, que ce soit au plan économique, social ou juridique : qu’est-ce qui définira l’artisan de 2025 ? C’est peut-être la question la plus essentielle à laquelle nous allons devoir répondre au cours de ces Journées.

Pour allez plus loin, retrouvez nos cahiers de tendeances