2021-04-21 15:47:12

Les prix des matières premières flambent - La révision de prix en marchés privés

Pour atténuer l’impact de la hausse des prix des matériaux, entre la date de signature d’un devis et la date d’exécution des travaux, vous pouvez prévoir dans vos devis une clause de révision de prix.

La révision des prix permet de faire évoluer le prix initial d’un marché, à la hausse comme à la baisse, afin de prendre en compte certaines variations économiques.
La variation des prix n’est pas automatique ; elle ne s’applique que si elle est expressément prévue.

Le prix sera ainsi indexé :il suivra l’évolution d’un index BT que vous aurez choisi. Les index BT sont composés de différents indices (matériel, travail, énergie, matériaux, frais divers et transport.)

Vous pouvez retrouver les derniers index BT publiés sur l’application CAPEB Morbihan ou à télécharger ici.

Une attention particulière devra être apportée au choix de l’index BT afin que la révision traduise bien les variations économiques liées à la prestation que vous réalisez.

Un indice supplémentaire pourra éventuellement être intégré lorsqu'un poste de charges (acier, zinc, cuivre...) est sous-estimé dans l'index BT de référence choisi par rapport à la prestation exécutée.

Exemple de clause de révision de prix à insérer dans vos devis :

Le prix du présent devis est révisé par application de la formule de révision suivante :

P = P0 x (BT/BT0)
Dans laquelle :
- P = prix révisé HT
- P0 = prix initial HT prévu au devis
- BT = dernière valeur de l’index BT publié à la date de facturation des travaux
- BT0 = valeur de l’index BT publié à la date du devis
Indice(s) (ou index BT) retenu(s) : ………….. ( préciser)

Par ailleurs ,nous vous recommandons également d’indiquer une durée de validité courte de vos devis (un mois par exemple).
Ainsi, si la signature de votre client intervient postérieurement, vous ne serez plus engagé par votre devis et vous pourrez lui en présenter un nouveau.

Les fortes variations sur les prix des matières premières, s’ils ne sont pas répercutés sur vos clients, peuvent impacter négativement vos marges et vos trésoreries !

Quelles attitudes adopter dans l’attente d’un retour à la normale ?

- renégocier l’autorisation de découvert auprès de votre banque si nécessaire (2% à 5% du chiffre d’affaires en moyenne).
- prévoir des acomptes lors de la signature des marchés (si ce n ‘est pas déjà fait) et les encaisser au moment des commande auprès de vos fournisseurs.
- renégocier des délais de paiement rallongés et les en-cours auprès de vos fournisseurs, d’autant si votre dernier bilan est bon !
- solliciter éventuellement un prêt garanti par l’État (PGE) jusqu’au 30 juin 2021 ou un complément au PGE initial dans la limite du 25% du chiffres d’affaires hors taxes annuel.