Orage de grêle en Nord-Charente : la CAPEB Charente mobilisée auprès des entreprises
Dès le lendemain matin, vendredi 17 juillet, la CAPEB Charente s’est mobilisée pour prendre directement des nouvelles des entreprises artisanales du bâtiment implantées dans les secteurs concernés.
Près de 80 entreprises contactées
Les équipes et les élus de la CAPEB ont contacté près de 80 entreprises afin d’établir un premier état des lieux. L’objectif était de vérifier leur situation, de mesurer les conséquences du sinistre sur leur activité et d’identifier d’éventuels besoins de soutien.
Les situations sont très variables
De nombreuses entreprises n’ont subi aucun dégât important et ne constatent, pour le moment, qu’un nombre limité d’appels de clients. Plusieurs couvreurs, électriciens et entreprises de maintenance ont néanmoins commencé à intervenir pour des remplacements de tuiles, des problèmes de gouttières, des vitrages cassés ou des installations électriques touchées.
D’autres entreprises ont été plus lourdement atteintes. Les échanges téléphoniques font notamment apparaître des toitures et des bardages d’ateliers perforés, des bureaux inondés, des machines ou des stocks exposés à l’eau, ainsi que plusieurs véhicules professionnels fortement endommagés. Certaines entreprises doivent donc protéger leur propre outil de travail tout en répondant aux demandes de leurs clients.
Une première phase d’urgence largement engagée
La priorité immédiate consiste à sécuriser les bâtiments, protéger les personnes, bâcher les couvertures ouvertes et éviter l’aggravation des dommages.
Cette première phase est largement engagée grâce à la mobilisation des services de secours, des acteurs de la sécurité civile et des entreprises du territoire. Des artisans interviennent déjà chez leurs clients, chez leurs proches ou auprès de confrères touchés.
À ce stade, la CAPEB Charente ne lance pas d’appel général aux renforts. La majorité des entreprises contactées indiquent encore pouvoir gérer leurs interventions prioritaires. Les besoins particuliers sont traités au cas par cas, notamment lorsqu’une entreprise recherche un confrère pour une mise en sécurité, un chiffrage ou une intervention nécessitant des moyens spécifiques.
Les entreprises sinistrées sont invitées à se signaler
Toutes les entreprises concernées n’ont pas pu être jointes. Les coupures de téléphone et d’électricité compliquent également les échanges dans plusieurs secteurs.
Toute entreprise sinistrée qui n’aurait pas été contactée est invitée à se faire connaître auprès de la CAPEB Charente. Elle peut notamment signaler les dommages subis par ses bâtiments, ses véhicules, son matériel ou ses stocks, les conséquences sur son activité et les éventuels besoins de soutien.
Les entreprises susceptibles d’apporter ponctuellement leur aide peuvent également se signaler. La CAPEB centralisera ces informations afin d’organiser une mise en relation si les besoins augmentent.
Rester vigilant dans les prochains jours
Une seconde phase commencera dans le courant de la semaine prochaine. Après les opérations les plus urgentes, il faudra procéder à un examen plus précis des bâtiments.
Certaines couvertures peuvent sembler intactes depuis le sol alors que des tuiles ont été fissurées, fragilisées ou légèrement déplacées. Des infiltrations peuvent également n’apparaître qu’à l’occasion de nouvelles pluies.
Les propriétaires et occupants des bâtiments concernés doivent donc rester attentifs aux traces d’humidité, aux écoulements inhabituels, aux éléments de couverture déplacés et aux déformations éventuelles. L’examen d’une toiture endommagée doit être confié à un professionnel disposant des compétences et des équipements nécessaires pour intervenir en hauteur en sécurité.
La CAPEB Charente poursuit ses contacts et reste mobilisée pour accompagner les entreprises, recenser les besoins et organiser, si nécessaire, la solidarité professionnelle.









