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Accompagner les petites entreprises dans leurs efforts de formation

Il s’agit d’être en capacité de leur apporter des réponses concrètes dans le cadre d’un service individualisé de proximité qui tienne compte de la diversité des activités d’un chef d’entreprise artisanale, de l’organisation spécifique de ces entreprises et de leurs marchés.

Il est essentiel que le futur opérateur de compétences (OPCO) pour les salariés, et le FAFCEA pour les artisans et leurs conjoints, puissent proposer aux entreprises artisanales du bâtiment une offre de services de qualité et un accompagnement de proximité.

Les organisations professionnelles d’employeurs représentatives du BTP sont les seules à pouvoir mettre à disposition un réseau territorial de correspondants locaux dédiés aux problématiques compétences/formation des entreprises de moins de onze salariés. La CAPEB a su démontrer son efficacité en augmentant de 60% en 6 ans le nombre d’entreprises conseillées par ses soins en matière de formation professionnelle.

Réussir à développer la formation professionnelle au sein des entreprises artisanales du bâtiment suppose des moyens financiers conséquents pour tenir compte du nombre très important d’entreprises artisanales du bâtiment à informer et à conseiller.

Les pouvoirs publics et partenaires sociaux de nos branches doivent donc garantir les moyens nécessaires au développement d’un service de qualité auprès des 197 000 entreprises de 1 à 10 salariés du BTP.

Garantir que les actions de formation et le contenu des diplômes et titres correspondent au mieux aux besoins des entreprises

L’enrichissement des compétences-clés de l’artisan et de ses salariés, la prise en compte des enjeux liés à la performance énergétique et à la transformation numérique, à l’accessibilité, à la santé et à la sécurité sont des priorités pour la CAPEB. Ces enjeux doivent être pris en considération dans la conception et la rénovation des diplômes et des titres. La CAPEB plaide pour que les formations permettant de répondre à ces enjeux soient aussi prioritaires en termes de financement.

Les nouvelles modalités de formation (formation en situation de travail, formation digitale …) doivent répondre aux besoins des artisans et simplifier leur accès à la formation.

La priorité publique, certes légitime, donnée aux demandeurs d’emploi ne doit pas pour autant venir remettre en question l’impérative obligation de préserver et développer les compétences des salariés qui sont en poste.

Favoriser la gestion des compétences dans les entreprises artisanales

La gestion des compétences est un outil essentiel au service du développement des petites entreprises. La CAPEB propose une démarche spécifique d’accompagnement avec des résultats rapidement visibles pour l’entreprise : mise en place d’entretiens annuels, de formation, élaboration de fiches de poste, identification d‘un repreneur, etc.

Informer, mieux conseiller les entreprises et former les entreprises en gestion des compétences est une priorité pour la CAPEB car cela contribue à faciliter la transmission des compétences métiers, fidéliser les salariés et valoriser l’image de l’artisan employeur créateur d’emplois qualifiés.

C’est dans cet esprit que la CAPEB a développé le logiciel « Portail Pack Compétences CAPEB », disponible pour tous les chefs d’entreprises artisanales du bâtiment.

Coordonner et respecter les acteurs de la formation

Le paritarisme est un élément fondateur du système d’actions et de décisions de la formation professionnelle dans le BTP. Il se traduit d’ailleurs par la gouvernance partagée de nombreux organismes tels le Comité de Concertation et de Coordination de l’Apprentissage du BTP (CCCA-BTP) et Constructys.

Le pilotage politique de la formation professionnelle par les professionnels est, en outre, utile au niveau territorial. Les travaux des Commissions Paritaires Régionales de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CPREF) du BTP sont essentiels et méritent d’être pris en compte par les instances interprofessionnelles territoriales ainsi que par les représentants de l’Etat et des conseils régionaux.

La CAPEB considère nécessaire que les conseils régionaux et les directions territoriales de l’Etat apportent leur soutien et cofinancements aux initiatives prises par l’artisanat du bâtiment pour apporter des réponses opérationnelles aux problématiques de ressources humaines des entreprises et à la nécessaire promotion des métiers de l’artisanat.

Valoriser et développer l’apprentissage

La CAPEB milite pour une formation initiale de qualité capable de répondre à la fois aux attentes des jeunes et aux besoins des entreprises. A cet égard, l’apprentissage demeure une voie de formation privilégiée.

Les artisans, élus au sein de la CAPEB, participent activement aux Commissions Professionnelles Consultatives (CPC) qui élaborent les référentiels de diplômes, notamment proposés en apprentissage. La CAPEB agit en ce sens pour que la rénovation des CAP tienne compte de ces attentes sur le cœur de métier mais aussi sur les compétences transverses, comme l’intégration des compétences-clé sur l’efficacité énergétique et la transition numérique. Dans l’artisanat, la maîtrise du geste professionnel n’est pas négociable : c’est la valeur professionnelle du jeune qui est engagée.

La CAPEB rappelle aussi l’importance de pouvoir aussi se former sur chantier ou à l’atelier et pas seulement dans un lieu de formation. Elle mène ainsi des actions innovantes pour que la formation en situation de travail (FEST) soit étendue et que les entreprises soient accompagnées dans sa mise en œuvre.

La CAPEB ne cesse d’agir pour que les contraintes administratives qui pèsent sur l’apprentissage, notamment pour ce qui concerne les apprentis mineurs, et qui freinent l’embauche de ces jeunes, soient levées. Elle se félicite des résultats obtenus ces dernières années et continue d’alerter sur l’impact particulièrement rédhibitoire de certaines réglementations (poussière de bois…). Elle salue les toutes récentes dispositions qui visent à en limiter d’autres, tel le temps de travail hebdomadaire dans le BTP par exemple, dont elle a fait l’un de ses combats depuis plusieurs années.

Quant à la réforme actuelle de l’apprentissage, la CAPEB constate avec satisfaction que les aides à l’embauche seront simplifiées, pérennisées et priorisées vers les TPE et les PME.
La CAPEB demande que la réforme à venir apporte l’assurance d’une péréquation en faveur de l’apprentissage dans le Bâtiment. Le financement au contrat d’apprentissage, prévu en 2020, ne suffira pas à notre secteur pour notamment assurer la pérennité du réseau de l’apprentissage BTP, premier réseau d’apprentissage de notre secteur. Le coût au contrat devra également prendre en compte les coûts liés à la qualité de l’apprentissage, à l’investissement et au fonctionnement sans sacrifier les CFA en zone rurale ni ceux proposant majoritairement des CAP et BP. La CAPEB sera attentive à ce que les CFA ne soient pas considérés comme des unités de gestion de l’alternance. En effet, en tant que centres de formation initiale par l’apprentissage, la qualité est un critère essentiel pour nos professionnels et les apprentis, et non un simple « coût ».

La CAPEB a su convaincre les pouvoirs publics de l’absolue nécessité d’une mise en œuvre progressive de la réforme pour ne pas casser l’existant. L’évolution de l’apprentissage, de l’offre des prestataires de formation et des contributions s’effectuera sur plusieurs années. Constructys et le CCCA-BTP doivent en effet pouvoir se réformer tout en garantissant aux entreprises, aux salariés et aux apprentis une continuité de services et de financements.

Enfin, la CAPEB juge indispensable que l’entreprise et le jeune se voient proposer une offre de services renforcée au sein de chaque CFA. Le CCCA-BTP, actuellement présidé par la CAPEB, n’a ainsi pas attendu la réforme pour mettre en œuvre, au sein de son réseau de CFA, son plan stratégique intitulé Transform’BTP.