Monsieur le Premier ministre, ne sacrifiez pas l'apprentissage ! La CAPEB signe la tribune de soutien au financement de l'apprentissage

Les 33 millions d'euros qui restent à disposition des 18 Régions pour cette année 2026 ne leur permettront à l'évidence pas de soutenir les CFA en investissement et en fonctionnement. Soyons clairs, on leur retire les moyens indispensables pour aider ces organismes de formation en crise profonde aujourd'hui.
Dans l'Aube notre BTP CFA de Pont Sainte Marie qui est déjà dans une situation financière fragile pourrait pâtir très fortement de ce coût de rabot financier.
Par ces décisions de l'Etat, un très grand nombre de formations seront condamnées à la fermeture et l'existence de nombreux CFA est remise en cause. Selon une étude publiée le 4 juin, 56 % des CFA anticipent un déficit en 2026 et 17 % envisagent déjà des réductions d’activité, des réorganisations ou des suppressions de postes. Les formations en milieu rural, dans les quartiers, ainsi que celles liées aux métiers rares, artisanaux ou en tension, risquent d’en pâtir en premier.
Pour les jeunes, cette baisse de moyens risque de réduire les possibilités d’accès à une formation et à un emploi.
Dans une situation économique particulièrement tendue se traduisant par des marges qui baissent et des difficultés de recrutement, les entreprises ne peuvent se priver de ce vivier de jeunes bien formés par l'apprentissage, particulièrement sur les premiers niveaux de formation.
L’apprentissage constitue une modalité de recrutement de jeunes diplômés directement opérationnels sur le marché du travail.
C'est pourquoi la CAPEB a signé une tribune dans la presse aux côtés de Régions de France, de CMA France, l’Association des Apprentis de France, les compagnons et d’autres acteurs de la formation encore.









