2026-06-12 08:00:00

Gel des exonérations de cotisations patronales : Nous nous opposons fermement à la remise en cause des allégements de charges patronales !

L’U2P (avec la CAPEB et la CNATP), aux côtés du MEDEF, de la CPME, de la FNSEA et de l’UDES, a adressé un courrier au Premier ministre afin d’alerter sur les conséquences économiques et sociales qu’aurait un gel des exonérations de cotisations patronales dans le contexte de la revalorisation anticipée du SMIC au 1er juin.
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Les alertes de l’U2P n’auront pas suffi.

Malgré la hausse du SMIC prévue au 1er juin, David Amiel annonce le gel des allègements de charges patronales.

Alors que l’inflation repart à la hausse, les organisations patronales ont rappelé qu’une telle mesure, présentée comme un simple ajustement technique, aurait en réalité des effets directs et immédiats sur les entreprises, l’emploi et l’activité économique dans tous les territoires.


Une conjoncture économique déjà fortement dégradéeLes derniers indicateurs économiques témoignent d’un net ralentissement de l’économie française. La croissance a été nulle au premier trimestre 2026, fragilisant les perspectives annuelles.

Dans le même temps, la consommation recule, l’investissement reste en berne et les signaux conjoncturels du mois d’avril montrent une nouvelle dégradation de l’activité.

Les entreprises subissent déjà de fortes tensions liées à l’inflation : hausse des coûts des matières premières, progression des salaires, maintien de taux d’intérêt élevés et difficultés croissantes de trésorerie.

Cette situation se traduit par un ralentissement des embauches et une fragilisation du tissu économique. Le chômage atteint désormais 8,1 %, son plus haut niveau depuis cinq ans, tandis que l’emploi salarié privé recule pour le cinquième trimestre consécutif.

Les défaillances d’entreprises poursuivent également leur hausse avec près de 19 000 procédures enregistrées au premier trimestre 2026, dont la majorité sont des petites entreprises.


Un risque de « double peine » pour les entreprisesDans ce contexte, les organisations patronales estiment qu’un nouveau rabot sur les exonérations de cotisations patronales serait particulièrement pénalisant, notamment pour les secteurs à forte intensité de main-d’œuvre.

La revalorisation du SMIC entraîne mécaniquement une hausse des salaires sur l’ensemble des grilles salariales. Y ajouter une augmentation des cotisations patronales reviendrait à imposer une « double peine » aux entreprises : des charges salariales plus élevées et un coût du travail alourdi.

Pour l’U2P et les organisations signataires, cette orientation risquerait d’avoir un impact récessif rapide : frein à l’embauche, recul de l’investissement, accélération des défaillances d’entreprises et affaiblissement durable de la production française.

Les entreprises ne peuvent être une variable d’ajustement budgétaire Les organisations patronales ont ainsi rappelé que le redressement des finances publiques est une nécessité, mais qu’il ne peut se faire au détriment du travail, de la production et de la création de valeur.


A l’appui de ce courrier, l’U2P, le MEDEF, la CPME, la FNSEA et l’UDES ont demandé en urgence une audience au Premier ministre afin d’échanger sur des solutions concrètes permettant de soutenir l’activité économique, l’investissement et l’emploi. Requête qui est restée sans réponse jusqu’à ce jour, ce qui s’apparente désormais à un refus implicite, inacceptable pour l’U2P.

courrier de l'U2P