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Lever les freins à l’embauche en réduisant les charges des entreprises

La reprise économique est là et pourtant les entreprises n’embauchent pas encore autant qu’elles ne le devraient. Beaucoup n’ont plus les ressources financières pour cela et n’ont pas encore retrouvé une confiance pleine et entière en termes d’activité. C’est pourquoi, la baisse des charges des entreprises au profit de l’emploi est un objectif majeur.

La CAPEB se félicite donc des mesures prises dernièrement en ce sens : remplacement du CICE par une baisse directe et pérenne des charges sociales, baisse de la cotisation famille et élargissement de l’exonération des cotisations d’assurance maladie maternité, en compensation de la hausse de la CSG.

La CAPEB appelle de ses vœux une vraie réforme du financement de la protection sociale afin d’établir une assiette plus juste et plus favorable à l’emploi. Cette revendication ancienne et fondamentale de la CAPEB vise à diversifier les modes de calcul des cotisations sociales et à mettre fin à un système trop pénalisant pour les entreprises de main d’œuvre.

Simplifier les démarches administratives

Les obligations administratives sont chronophages, énergivores et coûteuses pour les entreprises. Réduire fortement ces obligations au strict nécessaire apparaît de manière évidente comme une réelle nécessité. La CAPEB approuve donc les mesures de simplification annoncées par le Gouvernement dans le cadre du Plan en faveur des travailleurs indépendants.

Elle invite les Pouvoirs publics à aller plus loin et à mettre en œuvre les mesures adoptées. Ainsi, sur les 485 mesures décidées depuis 2013 par le « choc de simplification » au profit des entreprises, seulement 62 % étaient effectives l’an dernier.

Sécuriser l’emploi

LA CAPEB a participé, au nom de l’U2P, aux discussions qui ont conduit à l’élaboration des ordonnances réformant le Code du Travail. Cette occasion a permis aux Pouvoirs publics de prendre conscience que 98 % des entreprises françaises sont des TPE/PME, et qu’il fallait cesser de produire des lois rédigées uniquement à l’aune des préoccupations des grandes entreprises. Globalement, la réforme du Code du Travail répond aux attentes et aux besoins des petites entreprises.

Il importait, en particulier, de sécuriser les petites entreprises en leur permettant d’appliquer en toute sécurité des accords de branche et de passer des accords directement avec leurs salariés pour gérer des éléments de la vie courante de l’entreprise.

Il était essentiel également de sécuriser les entreprises en matière de licenciement. Trop de chefs d’entreprise n’embauchent pas par peur de ne pouvoir se séparer de leur salarié le jour où leur activité ne leur permet plus de le conserver. La fixation d’un plancher et d’un plafond d’indemnisation, le jugement des affaires sur le fond et non plus sur la forme, le raccourcissement du délai de recours des salariés, tout ceci est de nature à rassurer les chefs d’entreprise.

Aider les petites entreprises à garder leurs salariés

Quand les compétences sont rares et très demandées, il peut être difficile pour une petite entreprise de garder ses salariés. Pourtant, les entreprises artisanales ont fait de réels efforts en matière de salaires et d’avantages concrets.

C’est une recherche d’équité entre salariés des grandes et des petites entreprises qui guide la CAPEB dans sa volonté d’offrir aux actifs du secteur des avantages concrets. Ainsi, elle a mis en place, avec les partenaires sociaux de la branche, un dispositif d’épargne salariale pour les petites entreprises du BTP, un autre pour y favoriser la diffusion des chèques vacances, un autre encore pour inciter à l’intéressement. Elle invite les Pouvoirs publics à soutenir les efforts des petites entreprises en ce sens, notamment en appliquant le taux réduit du forfait social à celles qui mettent en place pour la première fois un PEE ou un PERCO.

S’agissant du pouvoir d’achat des salariés, la CAPEB a toujours recommandé aux petites entreprises d’opter, si possible, pour une politique salariale ambitieuse, à la hauteur des compétences et de l’engagement professionnel de leurs compagnons.

La CAPEB regrette qu’il ne soit plus possible de choisir des dispositifs mutualisés dans le cadre de négociations de branches pour la couverture complémentaire santé des salariés. Elle rappelle que les petites entreprises, individuellement, ne peuvent obtenir une couverture avantageuse à un prix raisonnable et subissent de plein fouet les offensives commerciales des compagnies d’assurances.

La CAPEB déplore que, dans le même temps, les exonérations fiscales et sociales dont bénéficiaient les contrats collectifs de complémentaire santé soient supprimées, alourdissant d’autant les charges des entreprises et pénalisant leurs salariés.

Sensibiliser les plus jeunes aux métiers du bâtiment

La CAPEB organise des séances interactives d’information dans les écoles et les collèges animés par les « artisans messagers ». 25 000 jeunes sont ainsi sensibilisés aux métiers du bâtiment à travers la construction d’une maquette en milieu scolaire. Ces opérations remportent un grand succès tant auprès des jeunes que de leurs parents et des enseignants. La CAPEB souhaite les développer avec l’appui des Pouvoirs publics.

De nombreux artisans choisissent de devenir Conseillers Entreprises pour l’Ecole et s’investissent ainsi dans l’animation des relations entre le monde professionnel et l’Education nationale. Experts professionnels, ils participent aux jurys des CAP et Bacs Pros, ils apportent leurs conseils aux établissements (lycées professionnels notamment) en matière d’offre de formation, d’équipements et de coopérations technologiques avec le monde économique. Ils constituent donc un maillon essentiel que la CAPEB soutient fermement.

Améliorer l’orientation des jeunes

La CAPEB milite pour une orientation de qualité qui donne à chacun une bonne connaissance des filières de formation, sans stéréotypes, et lui permettant de choisir un métier selon ses choix et ses capacités et non par défaut.

Dans cet esprit, l’apprentissage doit être une voie naturelle de formation, présentée aux jeunes au même titre que les formations du parcours scolaire. Il y a lieu, d’ailleurs, de créer des passerelles entre la voie de l’apprentissage et celle de l’enseignement général afin de donner plus de mobilité aux jeunes dans leur parcours personnel. Les Olympiades des métiers sont à cet égard une vitrine des métiers et de l’apprentissage auprès des jeunes et de leurs familles.

Promouvoir les métiers auprès du public féminin

Les progrès techniques, les améliorations des conditions de travail, la mécanisation de certains travaux, une technicité évoluée grâce à l’informatisation, ont considérablement fait évoluer l’accès à certains de nos métiers. Pourtant, en 2016, seulement 11,6 % des salariés étaient des femmes.

La CAPEB milite en faveur d’un accès des femmes à nos métiers par le biais de son dispositif « Conjuguez les métiers du bâtiment au féminin » ! qui permet de faire tomber les clichés et les représentations autour des métiers du bâtiment.

Valoriser l’image de l’artisanat auprès du grand public

Plusieurs études révèlent que les jeunes croient en des valeurs qui sont, pour beaucoup, celles qui constituent le fondement de l’entreprise artisanale. C’est le cas en ce qui concerne la formation (et notamment d’apprentissage), l’emploi durable, la valeur du travail, l’évolution personnelle et professionnelle. Les jeunes sont en quête d’un lien humain, de respect et de considération.

L’artisanat a de nombreux atouts, à commencer par son rôle d’ascenseur social évident. 75 % des apprentis sont engagés en CDI, 50 % des salariés formés deviennent chefs d’entreprise dans les dix ans, 68 % des artisans sont patrons avant l’âge de 30 ans. Autant de réalités qu’il faut porter à la connaissance des jeunes car elles sont encore trop souvent ignorées du grand public.

Les campagnes du FNPCA (Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat) contribuaient à y remédier. Il est déplorable, pour l’avenir de l’artisanat, que ces campagnes de communication ne puissent pas perdurer.

La loi de finances pour 2018 a mis un terme à la taxe parafiscale qui alimentait ce fonds et qui permettait donc de conduire ces campagnes de promotion. La CAPEB le déplore et souhaite que les Pouvoirs publics prennent les mesures nécessaires à la poursuite de ces actions de promotion essentielles.